La nuit n’est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l’affirme,
Au bout du chagrin,
Une fenêtre ouverte,
Une fenêtre éclairée.
Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler,
Faim à satisfaire,
Un cœur généreux,
Une main tendue,
Une main ouverte,
Des yeux attentifs,
Une vie , la vie à se partager.
P. Eluard
La nuit n’est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l’affirme,
Au bout du chagrin,
Une fenêtre ouverte,
Une fenêtre éclairée.
Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler,
Faim à satisfaire,
Un cœur généreux,
Une main tendue,
Une main ouverte,
Des yeux attentifs,
Une vie, la vie à se partager.
P. Eluard
Vous ne savez pas d’où provient votre mal-être ?
Vous ne savez pas trop ce qui vous arrive, mais vous vous sentez vidé.e, triste, sans énergie, avec un manque d’allant certain. Sortir, voir du monde vous épuise à l’avance et vous préférez rester tranquille.
Ou bien encore, vous vous inquiétez de tout, tout est source d’anxiété ou d’angoisse, le moindre incident prend des proportions démesurées.
Pourtant, il ne vous est rien arrivé de particulier, pas d’événement qui a amené cet état d’être, c’est plutôt une sorte de descente lente et progressive.
Et vous grignotez/fumez/buvez davantage sans savoir pourquoi.


L’enquête commence
Dans ce genre de situation, il est nécessaire de faire une exploration plutôt détaillée de votre histoire de vie. De quand datent les premiers signes, approximativement ? Quel était votre environnement à ce moment et qu’est-ce qui a changé depuis ?
Il est courant qu’en revenant sur votre histoire, il en émerge un événement qui n’a rien de traumatique, comme une naissance, mais qui a été suffisamment marquant pour installer une croyance limitante ou une anxiété de fond qui s’accroît avec le temps. Et la lutte contre ce mal-être vous épuise.
Pas de mise à jour ?
Certaines stratégies se mettent en place dans l’enfance, par nécessité quasiment de survie. C’est le cas d’un enfant victime ou témoin de violences familiales. Il doit en un clin d’œil déterminer l’état émotionnel du parent violent et se maintient donc en état d’hypervigilance permanente pour se protéger.
Un enfant grandissant au sein d’un style familial autoritaire (peu d’affection, beaucoup de discipline) a l’obligation de se sur-adapter à ses parents pour être reconnu.
Arrivé à l’âge adulte, ces stratégies persistent comme s’il n’y avait pas de « mise à jour », et amènent la personne à maintenir son hypervigilance ou à se sur-adapter, au risque de s’oublier elle-même.


Les injonctions paradoxales
Une injonction paradoxale est une consigne à laquelle il est impossible de désobéir tout en étant impossible à satisfaire. C’est l’employeur qui exige la réalisation d’une tâche par un salarié qui n’est pas formé .
Il existe également en chacun de nous des injonctions, qui lorsque nous ne nous y conformons pas, nous amènent à culpabiliser ou à nous dévaloriser. Certes, elles permettent de guider nos comportements en société. Cependant, dans certains cas s’installent en nous des injonctions paradoxales interne : nous devons nous y conformer, mais ce n’est pas possible.
L’injonction « sois parfait » en est un très bon exemple : la personne doit être parfaite sur tous les plans, mais comme la perfection n’est pas atteignable, elle désobéit constamment à la règle, générant mal-être et anxiété.
Le dilemme
Il arrive à tout le monde de se retrouver dans un contexte où un choix est nécessaire, et où il n’y a pas de bonne réponse. Il y a une part de vous qui veut quitter ce travail ingrat et une autre qui vous incite à absolument rester pour payer votre loyer.
Vous tergiversez entre deux possibilités, incapable de choisir l’une ou l’autre. Un peu comme deux amis dans votre tête qui vous imposent de choisir leur solution, parce que celle de l’autre est la mauvaise. Et le pire : ni l’un ni l’autre ne vous laisse le moindre répit, il faut décider, et maintenant !
Ce tiraillement entre les deux positions amène des ruminations sans fin et peut donner le sentiment d’une absence d’issue.


